Chansons populaires bulgares
Bălgarski narodni pesni
Alphabet cyrilliqueAlphabet latin
Accueil } Chapkarev, Recueil de folklore bulgare } Ô Guyourguya, ô femme Guyourguya…
GUYOURGUE, Guyourgue, kadăn Guyourgue !Ô GUYOURGUYA, ô femme Guyourguya !
Guyourguya bele na rekata,Guyourguya blanchit sur la rivière,
na rekata tănko platno ;sur la rivière une fine toile ;
seymen sede na tchirdakout,un gendarme est assis sur le balcon,
5da ti vele, djanim, em gouvore :et il te parle, mon âme, et il te dit :
« Mori Guyourgue, kadăn Guyourgue !« Or çà, Guyourguya, ô femme Guyourguya !
El mi sedni na kouleno,Viens t’asseoir sur mon genou,
tchirepeto v djeboveto ! »les torchons dans les poches ! »
Pa i vele, em gouvore :Et il lui parle, et il lui dit :
10« El mi sedni na kouleno,« Viens t’asseoir sur mon genou,
razkoptchay mi red pitelyki,déboutonne ma rangée de boutons,
red pitelyki sărmalii,ma rangée de boutons à fils d’or,
da mi vidich, kadăn Guyourgue,que tu voies, ô femme Guyourguya,
da mi vidich kouchoulyata,que tu voies ma chemise,
15kouchoulyata kirlissana.ma chemise crasseuse.
Tri goudini, kadăn Guyourgue,Trois années, ô femme Guyourguya,
tri goudini neïzprana,trois années elle n’a pas été lavée,
do tri părsti, kadăn Guyourgue,de trois doigts, ô femme Guyourguya,
do tri părsti kir fatilade trois doigts de crasse elle s’est couverte —
20zemi mi ga, kadăn Guyourgue,prends-la-moi, ô femme Guyourguya,
zemi mi ga, peri mi ga ! »prends-la-moi, lave-la-moi ! »
Ona vele, em gouvore :Elle parle, et elle dit :
« Nemam, ago, stoudna voda ! »« Ô officier, je n’ai pas d’eau fraîche ! »
Seymen vele, em gouvore :Le gendarme parle, et il dit :
25« Tvoïte otchi, kadăn Guyourgue,« Tes yeux, ô femme Guyourguya,
dva kladentsa stoudna vodasont deux puits d’eau fraîche —
zemi mi ga, kadăn Guyourgue,prends-la-moi, ô femme Guyourguya,
zemi mi ga, peri mi ga !prends-la-moi, lave-la-moi !
Nemam, ago, kalăp sapoun ! »— Ô officier, je n’ai pas de morceau de savon ! »
30On i vele, em gouvore :Il lui parle, et il lui dit :
« Tvoïte rătse, kadăn Guyourgue,« Tes mains, ô femme Guyourguya,
dva kalăpa raki-sapoun !sont deux morceaux de savon de toilette !
Nemam pleti, ago, da ga prostram ! »— Ô officier, je n’ai pas de haie pour l’étendre ! »
On i vele, em gouvore :Il lui parle, et il lui dit :
35« Tvoïte vejdi, kadăn Guyourgue,« Tes sourcils, ô femme Guyourguya,
tvoïte vejdi, dou dva pleta !tes sourcils sont deux haies !
Nemam slăntse, ago, da ga soucham ! »— Ô officier, je n’ai pas de soleil pour la sécher ! »
On i vele, em gouvore :Il lui parle, et il lui dit :
« Tvoyto litse, kadăn Guyourgue,« Ton visage, ô femme Guyourguya,
40tvoyto litse, letno slăntseton visage est un soleil d’été —
zemi mi ga, peri mi ga,prends-la-moi, lave-la-moi,
peri mi ga, Guyourgue, souchi mi ga ! »lave-la-moi, ô Guyourguya, sèche-la-moi ! »
Source
Chapkarev [1972], № 962.

Traduction inédite

Mise à jour le 24 août 2007

Libre de droits

commentaires@chansonsbulgares.org