Chansons populaires bulgares
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Accueil } Dozon, Chansons populaires bulgares } La prêtresse des Nymphes
GDETO slăntseto zalazya,OÙ le soleil se couche
tam ima moma zaspala,là il y a une fille endormie,
na locho ye myasto zaspala,dans un endroit périlleux elle s’est endormie,
na samodivsko igralo,dans le lieu où dansent les Nymphes,
5na govedarsko padalo.où s’arrêtent les bouviers.
Spala momata chto ye spala,La fille dormit ce qu’elle dormit,
kato se ot săn săboudi,quand elle s’éveilla du sommeil
văz neya sedyat tri momi,près d’elle sont assises trois filles,
tri momi, tri Samodivi.trois filles, trois Nymphes.
10Părvata otgovaryache :La première commença à dire :
« Hayde da zemem Mariyka« Allons, prenons Mariyka
za samodivska popadya. »pour prêtresse des Nymphes. »
Vtorata otgovaryache :La seconde se mit à dire :
« Kak chtem da zemem Mariyka« Comment prendrions-nous Mariyka,
15kato ye ednitchka ou mayka,alors qu’elle est l’unique enfant de sa mère,
tya za sin tya za dăchterya ? »qu’elle lui tient lieu de fils et de fille ? »
Tretyata otgovaryache :La troisième se mit à dire :
« Imi takvazi tărsime,« Justement c’en est une pareille que nous cherchons,
gdeto edna na mama i,qui soit enfant unique,
20tche chte mama i da platche,car sa mère pleurera,
da platche da ni vesselipleurera, et nous réjouira,
v pondelnik na koritoto,le lundi à l’auge,
văv vtornik v mala gradina,le mardi dans le petit jardin,
v gradina, yochte na niva,dans le jardin, aussi dans le champ,
25na niva, yochte na lozye. »dans le champ, aussi dans la vigne. »
Tche na Mariyka doumaha :Et à Mariyka elles disaient :
« Stani, Mariyke, a stani,« Lève-toi, Mariyka, lève-toi,
stani, idi si ou vazi,lève-toi, va-t-en chez vous
da kajech mami sidire à ta mère
30gdeto chte da te zememeque nous voulons te prendre
za samodivska popadya,pour prêtresse des Nymphes,
da dodech na nach vilayet,pour que tu viennes dans notre pays,
da vidich kakvo y’ houbavo ;que tu voies comme il est beau ;
ne predem, mari, ne tatchem,nous ne filons pas nous autres, nous ne tissons pas,
35kata den s horo s tsigoulki,chaque jour ce sont danse et violons,
kata den horo igrayme,chaque jour nous dansons la ronde,
kata den yadem i piyem ;chaque jour nous mangeons et buvons ;
da ti se mama naradva,afin que ta mère soit comblée de joie,
da ti se mama nadouma. »que ta mère se rassasie de te parler. »
40Kato si ou tyah otide,Quand elle fut arrivée au logis,
dogde mami si izkajedès qu’elle eut tout raconté à sa mère,
i se ot doucha otdeli.de son âme elle se sépara.
Notes et variantes
18 imi : i mi (Dozon [1875], № 1). || 21 pleurera et nous réjouira : « Trait se rapportant à la méchanceté, qui forme le fond du caractère des Samodivas » (Dozon [1875], p. 148). || 22-25 à l’auge… dans la vigne : « Les femmes qui ont perdu un enfant déplorent cette perte par des lamentations tout en se livrant aux travaux domestiques ou agricoles » (Dozon [1875], p. 148).
Source
Dozon [1875], № 1.

Traduction inédite

Mise à jour le 9 janvier 2008

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