Chansons populaires bulgares
Bălgarski narodni pesni
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Accueil } Kepov, Chansons du village de Bobochevo, département de Doupnitsa } Stoyan pécheur [2]
POPRACHALA makya Stoyana :LA mère demanda à Stoyan :
« Sinko Stoyane, Stoyane !« Mon fils Stoyan, Stoyan !
Devet godin lejichTu es alité depuis neuf années —
devet posteli izgnoï,tu as pourri neuf literies,
5devet zglavnitsi skapa.tu as usé neuf oreillers.
Ayde, sinko, da ideme,Allons, mon fils, nous rendre,
da ideme na star manastirnous rendre au vieux monastère —
tamo da se ispovedach,pour que tu te confesses là-bas,
da si kajech greoveto. »pour que tu avoues tes péchés. »
10Ze Stoyan na makya da kajouva :Stoyan se mit à avouer à sa mère :
« Male le, mila maytchitse !« Ma mère, ma chère maman !
Nie si beeme ovtcharyeNous étions des bergers,
devetina droujina.neuf compagnons.
Pa si dade Gospot,Mais le Seigneur a voulu
15ta ni ovtsi izmrea.que toutes nos brebis meurent.
Nie se tchoudime i divime,Nous nous demandions et creusions
kade sega da ideme.où nous irions maintenant.
Pa stanaame, ta oydoomeEt nous nous levâmes et nous allâmes
pravo ou gora zelena.droit dans la forêt verte.
20Na pat is planinaSur le chemin à travers la montagne
sretnaame mladi svatovenous rencontrâmes de jeunes paranymphes
i premlada nevesta.et une jeunette mariée.
Sretnaame i se pozapreeme.Nous les rencontrâmes et fîmes halte.
Oni sloujia moï droujinaIls offrirent à boire à mes compagnons —
25kougo dvach, kougo trich,à qui deux fois, à qui trois fois,
a mene ni ednach.mais à moi — pas une seule fois.
Pa stanaame, ta krenaame,Nous nous levâmes et nous partîmes,
a droujina po pat mi se smeat :mais en chemin les compagnons me raillaient :
“Stoyane le, mlat voyvodo !“Ô Stoyan, ô jeune commandant !
30Svatove ni nas darouvaaLes paranymphes nous donnèrent à nous —
koy dva pati, koy tri pati,à qui deux fois, à qui trois fois,
a tebeka ni ednach.”mais à toi — pas une seule fois.”
Mene mi jalba dojaleCela m’a fait de la peine
i se vărlo razlyoutih,et je me suis cruellement fâché,
35ta izvadih sablya frenguia,et j’ai dégainé mon sabre français,
ta zavărteh nalevo, nadesnoet j’ai fait le moulinet à gauche, à droite
i si svatove isklah.et j’ai massacré tous les paranymphes.
Ostanaa mladojena i nevesta.Il ne resta que les jeunes mariés.
Pa gui fanah za ratseto,Et je les ai saisis par le bras,
40ta gui odvedoh ou gorata,et je les ai emmenés dans la forêt,
ta gui vărjah za boriki :et je les ai attachés aux pins :
sos ousta da doumat,qu’ils parlent de la bouche,
s ouchi da ne tchouyatqu’ils n’entendent pas des oreilles —
salti da se gledat.qu’ils se regardent seulement.
45Pa stanaame, ta oydoomeEt nous nous levâmes, et nous allâmes
kade ni otchi gledat.au hasard des chemins.
Godina se mina, ne mina,Une année s’écoula ou ne s’écoula pas,
i za nih se yaze setih,et je me suis souvenu d’eux,
i se ou gora povranah.et je suis retourné dans la forêt.
50Kouga gui, male, vidoh,Quand je les ai vus, ma mère,
stanali si dve loznitsiils étaient devenus deux vignes sauvages,
sos vroveto staveniavec leurs cimes jointes
i si rojba rodili.et ils avaient porté des fruits.
Possegnah grozguye da otkina,J’ai tendu la main pour cueillir du raisin,
55oni se vissoko dignaa.ils s’élevèrent haut dans les airs.
Togay yaze si izvadihAlors j’ai dégainé
ostra sablya frenguia,mon sabre français affilé,
ta pressekoh dve loznitsi,et j’ai tranché les deux vignes,
i fednaga outanah ou kărvi. »et aussitôt j’ai été noyé dans le sang. »
60Makya Stoyanou kletva izdouma :La mère maudit Stoyan :
« Stoyane, sinko Stoyane !« Stoyan, mon fils Stoyan !
Devet si godin, sine, lejal,Tu t’es alité pendant neuf années, mon fils,
ochte devet da lejich ;puisses-tu t’aliter encore neuf années ;
devet si posteli ognoïl,tu as pourri neuf literies,
65ochte devet da ognoïch ;puisses-tu pourrir encore neuf literies ;
devet si zglavnitsi skinal,tu as usé neuf oreillers,
ochte devet da skinech ! —puisses-tu user encore neuf oreillers ! —
Ele beche tova sestra ti Maria. »Mais celle-là était ta sœur Maria. »
Source
BAN [1936], p. 213.

Traduction inédite

Mise à jour le 28 décembre 2007

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