Chansons populaires bulgares
Bălgarski narodni pesni
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Accueil } Konstantinov, Jeravna } Stoyan le maître-berger
TCHE se razbole mlad Stoyan,LE jeune Stoyan tomba malade,
mlad Stoyan, mlada kehaya,le jeune Stoyan, le jeune maître-berger,
gore mi v ravna Dobroudja,là-haut, dans la rase Dobroudja,
Dobroudja, Vezir-Kozloudja.Dobroudja, Vezir-Kozloudja.
5Nyama koy da go pogledne,Il n’y a personne pour le veiller,
sentchitsa da mou napravi,pour lui faire un peu d’ombre,
voditsa da mou donesse.pour lui apporter un peu d’eau.
Otgde se y vzela Orlina,Une Aigle vint on ne sait d’où,
Orlina, siva gadina :une Aigle, une créature grise :
10s krile mou syanka pazeche,de ses ailes, elle lui jetait de l’ombre,
s ousta mou voda nosseche.de son bec, elle lui portait de l’eau.
Stoyan Orlini doumache :Stoyan parlait à l’Aigle :
« Orlino, siva gadino,« Ô Aigle, ô créature grise,
zachto me tchesto spohojdach,pourquoi viens-tu souvent à moi,
15s krila mi pazich sentchitsa,me jeter de l’ombre de tes ailes,
s ousta mi nossich voditsa,m’apporter de l’eau de ton bec,
ili me pozna, Orlino,ou aurais-tu deviné, Aigle,
tche az chte skoro da oumra,que je suis près de mourir,
otchite da mi izkălvech,espères-tu becqueter mes yeux,
20messata da mi razkăssach ? »espères-tu déchirer mes chairs ? »
Orlina douma Stoyanou :L’Aigle parle à Stoyan :
« Znaech li, Stoyane, pomnich li,« Te souviens-tu, Stoyan, te rappelles-tu,
kogato gore v Dobroudja,quand là-haut, dans la rase Dobroudja,
Dobroudja, Kara-Kozdloudja,Dobroudja, Kara-Kozdloudja,
25Stoene, tche izgoryahaavaient brûlé, Stoyan,
na ovtcharite kăchlite,les bercails des bergers,
kăchlite, ochte syanata ?les bercails, voire les foins ?
Az byah v syanoto zaspalaMoi, j’étais endormie dans le foin
săs moï devet pilentsa,avec mes neuf petits oisillons,
30devet sivi orleta ;mes neuf aiglons gris ;
Stoyane, izgoryaha miavaient brûlé, Stoyan,
krakata do kolenata,mes pattes jusqu’aux genoux,
kriltsata do ramenata.mes petites ailes jusqu’aux épaules.
Koy kak mina, zamina me,Chacun qui passa, passa son chemin,
35ti mina, ne me zamina,tu passas, tu ne passas pas ton chemin,
nay sleze ot vranya konya,mais tu descendis de ton cheval moreau,
vze me, Stoyane, touri metu me pris, Stoyan, tu me mis
văv tvoïte kobour-dissagui,dans ta besace de cuir,
a tche me ou vas zanesse,et tu m’apportas chez vous,
40na Stoyanitsa doumache :tu disais à ta femme Stoyanitsa :
Hrani i gleday taz ptitchka“Nourris cette oiselle et prends soin d’elle,
s sladki ya maji mehlemiapplique-lui de doux onguents,
po-skoro da si ozdravya,pour qu’elle guérisse au plus vite,
tche i tya săchto kato nascar elle aussi, tout comme nous,
45otgledva drebni detchitsaelle élève de menus enfants —
do devet sivi orleta.”jusqu’à neuf aiglons gris.”
Zatouy te gledam, Stoyane,Voilà pourquoi je te veille, Stoyan,
po-skoro da si ozdravyachpour que tu guérisses au plus vite,
za tvoïte drebni detchitsapour qu’à tes menus enfants
50outeha i ti da stanech. »toi aussi tu apportes consolation. »
Source
Konstantinov [1948], pp. 73-74.

Traduction inédite

Mise à jour le 25 août 2007

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