Chansons populaires bulgares
Български народни песни
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СТОЙНА ми зме’а любила,STOYNA aima un dragon,
любила що го любилаelle l’aima ce qu’elle l’aima
за двана’есет години ;près de douze années ;
никой я Стойна не узна,personne ne s’en avisa,
5дури се сама казала :jusqu’à ce qu’elle avouât elle-même :
« Майко ле, мила майко ле !« Ma mère, ma chère mère !
Излези на двор да видиш,Sors dans la cour pour voir,
да видиш чудо големо,pour voir un grand miracle,
Стойна ми зме’а любилаta Stoyna a aimé un dragon
10за двана’есет години,près de douze années,
никой ме, майко, не узна. »personne, ma mère, ne s’en est avisé. »
Дури излезе майка йе,Lorsque sa mère sortit,
тука си Стойна не найде ;elle n’y trouva pas Stoyna ;
шарен йе гайтан догледаelle aperçut son fichu bigarré
15мегю две темни облака.entre deux sombres nuages.
Notes et variantes
1 Stoyna aima un dragon : « L’analyse des chansons sur les […] dragons nous porte à une autre pensée — qu’il ne s’agit pas ici uniquement de vieilles représentations mythologiques, mais aussi de métaphores poétiques par lesquelles le peuple donne expression à ses sentiments et à ses rêves, à ses élans et à ses désirs. C’est une révolte originale contre les normes strictes de la morale patriarcale, contre les fers de la tradition […]. Tomber amoureux […] d’un dragon, s’enfuir de sa famille et de ses responsabilités familiales, se transporter passionnément d’amour […], rompre les relations traditionnelles du mariage, désirer une vie libre parmi la verdoyante nature plongée dans une beauté attirante et mystérieuse — se peut-il que tout cela soit uniquement un écho de vieilles croyances mythologiques ? Dans beaucoup de cas le mythe ici est uniquement un cadre, une forme dans laquelle s’épanchent les sentiments et rêves les plus intimes » (Динеков [1972], p. 392).
Source
Миладинови [1961], № 13.

Traduction inédite

Mise à jour le 27 juin 2007

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