Chansons populaires bulgares
Bălgarski narodni pesni
Alphabet cyrilliqueAlphabet latin
Accueil } Guyourga Pindjourova } Une tourterelle roucoule dans l’ombre, hélas…
Écoutez

Écoutez l’enregistrement (3,26 Mo)

GOUGOUTKA gouka v oussoy, lele,UNE tourterelle roucoule dans l’ombre, hélas,
gougoutka gouka v oussoy.une tourterelle roucoule dans l’ombre.
Nevesta cheta po dvori, lele,La mariée se promène dans la cour, hélas,
i na gougoutka govori :et elle parle à la tourterelle :
5« Goukay mi, goukay, gougoutke, lele,« Roucoule, roucoule, ma tourterelle, hélas,
goukay mi, goukay, gougoutke,roucoule, roucoule, ma tourterelle,
koga săm bila malenka, lele,quand j’ai été toute petite, hélas,
i az taka săm goukala.moi aussi j’ai roucoulé de même.
Koga men mama recheche, lele,Quand maman me peignait, hélas,
10koga men mama galeche,quand maman me caressait,
belo mi litse tsăvteche, lele,mon visage blanc s’épanouissait, hélas,
roussa mi kossa rasteche.mes cheveux blonds poussaient.
Koga men tate galeche, lele,Quand papa me caressait, hélas,
koga men tate nosseche,quand papa me portait,
15belo mi litse tsăvteche, lele,mon visage blanc s’épanouissait, hélas,
tănka mi snaga rasteche.ma taille élancée poussait.
Goukay mi, goukay, gougoutke, lele,Roucoule, roucoule, ma tourterelle, hélas,
goukay mi, goukay, gougoutke,roucoule, roucoule, ma tourterelle,
koga săm bila malenka, lele,quand j’ai été toute petite, hélas,
20i az taka săm goukala,moi aussi j’ai roucoulé de même,
koga săm bila pri mama, lele,quand j’ai été chez maman, hélas,
i az kat teb săm goukala. »moi aussi j’ai roucoulé comme toi. »
Notes et variantes
3 la mariée : « Les principaux sentiments qui agitent la jeune fille sont le chagrin, la douleur, l’attente inquiète. Dans ces sentiments retentissent les moments du très ancien mariage, quand la jeune fille était enlevée, mariée de force, sans tenir compte de son gré. Dans ces sentiments se cache aussi la douleur naturelle de la séparation d’avec les proches et d’avec la maison natale, mais ils s’enracinent aussi dans la pénible réalité sociale, dans la condition sans droits de la femme au sein de la famille patriarcale. La peine de la mariée ne peut même pas être surmontée par le désir amoureux, par la joie de rejoindre son bien-aimé. La brutalité des mœurs rendait cette joie incomplète » (Dinekov [1972], p. 347).
Source
Balkanton [2000b], pis. 2.

Traduction inédite

Mise à jour le 9 avril 2007

Libre de droits

commentaires@chansonsbulgares.org