| Chansons populaires bulgares | |||
| Bălgarski narodni pesni | |||
| Alphabet cyrillique | Alphabet latin | ||
| Accueil } Slaveykov, Livre des chants | |||
« L’amour fuit le commerce de la vie. Il recherche la solitude — comme l’oiseau recherche le buisson des forêts — là où, à l’abri des regards offensants, il pourrait à l’aise chanter ses chants. Seuls les chants nous parlent de cet amour, seuls confidents des mouvements du cœur, de la vie intime de l’âme. Le peuple n’a pas créé ces chants à la légère. Comme un véritable poète, il a épanché en eux ses sentiments et ses humeurs les plus secrets. Ils sont une confession. Une confession véridique, car elle se fait non devant les gens, mais devant sa conscience, devant laquelle toute duplicité est inutile. Là est la grande différence entre le poète simple, naïf et ces chanteurs littéraires qui ambitionnent de cacher sous des affectations enflées le vide de leurs sentiments » (Slaveykov [1959], pp. 7-8).
« Petko R. Slaveykov (1827-1895) est un autre grand activiste de la renaissance bulgare, poète, personnalité publique et publiciste. Très tôt, il manifeste une curiosité pour le folklore et entame une activité de collecte. Dès 1847, il annonce avoir réuni 2263 chants, et en 1852 il envoie à Odessa à N. Palaouzov, le proche collaborateur de V. Aprilov et successeur de son activité, 100 chants et 400 proverbes. Slaveykov cumule une énorme quantité d’enregistrements d’œuvres folkloriques, mais une grande partie brûlent lors de l’incendie de Stara Zagora en 1877. Après la libération de la Bulgarie, il publie des chants et des légendes populaires dans des éditions périodiques et édite un recueil comportant environ 17000 proverbes et expressions caractéristiques — le premier volume en 1889 et le second en 1897 —, qui a conservé de nos jours sa valeur, celle d’être l’une des sources les plus importantes de ce genre » (Stoykova [2001], p. 202).
Traduction inédite Mise à jour le 11 mars 2008 | Libre de droits |