Chansons populaires bulgares
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Accueil } Tchilinguirov, Chansons des Rhodopes à la peine et au plaisir

« Mon père était épicier et tavernier. […] Dans la taverne ne se réunissaient que des gens âgés et c’est en les écoutant que j’ai tout appris. J’ai dans ma tête plus de mille chansons. Pour chacune je connais le texte et la mélodie. Et elles sont vieilles de plus d’un siècle, car j’avais alors 10-15 ans, et les gens desquels je les apprenais — 70-80 ans. […] Ces chansons sont d’une source pure. Je me rappelle, lorsque j’étais enfant, comment rentraient les brebis — 10-12 grands troupeaux. Dam-doum, dam-doum faisaient les grelots, les chiens aboyaient, les cornemuses jouaient — une idylle extraordinaire… Il faut se figurer le tableau pour chanter la chanson. Car chaque chanson a son histoire et si tu ne connais pas cette dernière, tu ne peux pas te pénétrer de la chanson et […] lui donner âme et vie. Chaque chanson des Rhodopes est d’abord vécue et ensuite chantée. Les tons, la mélodie même renferment la joie, la souffrance, la douleur… […] Quelque soit l’endroit où l’on m’invite, je ne refuse jamais de chanter, peu importe quels sont les gens et quelles convictions ils ont. C’est mon travail. Le prêtre, quand il chante devant l’autel, ne regarde pas qui est entré dans l’église. […] Je veux plaire à la chanson elle-même — lorsque je chante, je veux qu’elle soit contente de moi… La chanson populaire est celle qui apprend à l’humain à être humain » (Tchilinguirov [2000], pp. 6-7).

Textes
Texte

Rofinka gisait malade…

Rofinka bolna legnala…

Texte

Dyalyo resta orphelin…

Ostanal Dyalyo siratche…

Texte

Les brigands priaient…

Haydoutine sa molyaha…

Texte

L’Épervier parle à Strahil…

Atmadja douma Strahilou…

Texte

Il frappe à la porte et il crie…

Na porti tchouka i vika…

Traduction inédite

Mise à jour le 18 juillet 2008

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