Chansons populaires bulgares
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Accueil } Tsitselkova, Chansons populaires bulgares de Koprivchtitsa } Une mère retrouve son fils [1]
IMALA mama, imalaUNE mère avait, avait
ennogo sina Stoyana,un fils unique Stoyan,
skrichoum go mama nossila,secrètement la mère le porta,
nossila devet messetsale porta dans son sein neuf mois —
5i skrichoum go ye rodila,et secrètement elle le mit au monde,
rodila i otgledalale mit au monde et le soigna
do ossemnaysse godini,jusqu’à ce qu’il eût dix-huit ans,
pa si go mama zagoubi.et puis la mère le perdit de vue.
Tărsila go ye maytchitsaLa maman le chercha
10tseli mi deved godini :neuf années entières :
leten den po planinite,les jours estivaux dans les montagnes,
zimen den po yahăreteles jours hivernaux dans les étables —
niyde go mama ne nayde.la mère ne le trouva nulle part.
Kouga desseta potkara,Quand elle entama la dixième année,
15tya go nameri maytchitsala maman le retrouva
f Edrene grada goulyama,dans la grande cité d’Edrene,
f edrenski tămni zandane.dans les sombres cachots d’Edrene.
Pa sa na pokrif katchila,Et elle monta sur le toit,
katchila i zaplakala :elle y monta et se mit à pleurer :
20« Sinko Stoene, Stoene,« Ô fillot Stoyan, Stoyan,
skrichoum ta mama nossila,secrètement ta mère t’a porté,
nossila devet messetsa,t’a porté dans son sein neuf mois —
i skrichoum ta ye rodila,et secrètement elle t’a mis au monde,
rodila i otgledala,t’a mis au monde au monde et t’a soigné
25do ossemnaysse godinijusqu’à ce que tu eusses dix-huit ans,
pa si ta mama zagoubi.et puis ta mère t’a perdu de vue.
Tărsila ta ye maytchitsaTa maman t’a cherché
tseli mi deved godini :neuf années entières :
leten den po planinite,les jours estivaux dans les montagnes,
30zimen den po yahăreteles jours hivernaux dans les étables —
niyde ta, mama, ne naydoh ! »je ne t’ai trouvé nulle part, fiston ! »
Stoyan na Ivan proudouma :Stoyan se mit à parler à Ivan :
« Ivane, mlat klyoutcharino,« Ô Ivan, ô jeune geôlier,
dali ye zima kichovnaest-ce l’hiver bruineux que je sens
35ili ye proled dăjdovna ? »ou est-ce le printemps pluvieux ? »
Ivan Stoyanou doumache :Ivan parlait à Stoyan :
« Stoyane, mlat zatvornikou,« Ô Stoyan, ô jeune prisonnier,
nitou ye zima kichovna,ce n’est ni l’hiver bruineux,
nitou ye proled dăjdovna,ce n’est ni le printemps pluvieux,
40ami ye tvoyta maytchitsa.mais c’est ta vieille maman.
Na pokrif sa ye katchila,Elle est montée sur le toit,
viknala ta zaplakala,elle a crié et s’est mise à pleurer,
ta ti na gărba primokri ! »et ses larmes ont mouillé ton dos ! »
Source
BAN [1953a], № 136.

Traduction inédite

Mise à jour le 29 novembre 2007

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