Chansons populaires bulgares
Bălgarski narodni pesni
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PROCHTAVAY, mamo, prochtavay,ADIEU, mère, adieu,
dossega byahme naedno,jusqu’à maintenant nous fûmes ensemble,
otsegajiva razdyala !dorénavant — horrible séparation !
Obyada chte da obyadamJe prendrai mes déjeuners
5săs svekăr i săs svekărva,avec mon beau-père et avec ma belle-mère,
săs zălvi i săs devyariavec mes belles-sœurs et avec mes beaux-frères
i săs po-stari itărvi.et avec les femmes de mes frères aînés.
Prochtavay, mamo, prochtavay,Adieu, mère, adieu,
tsveteto da mi polivacharrose mes fleurs
10zaran săs sitna rossitsa,le matin avec de la fine rosée,
ya na pladnina s voditsa,et à midi avec un peu d’eau,
ya vetcher, mamo, săs sălzi.et le soir, mère, avec tes larmes.
Notes et variantes
2 dossega : do sega (Vărbanski [1910], № 251). || 3 otsega : ot sega (Vărbanski [1910], № 251). || 12 et le soir mère avec tes larmes : « Cette courte chanson est très expressive. Elle est d’une facture simple — une adresse, un discours sans repartie ; les impressions sont livrées ingénument, avec des traits sobres, chaque chose est désignée par son propre nom, le sentiment poétique est profond. Pentcho Slaveykov a raison, quand, faisant grand cas de ces petites chansons populaires lyriques, il souligne combien elles se distinguent par “l’absence d’enflure, de sentiments défigurés, de rimes sonores et d’autres décorations superficielles, que la poésie artificielle nous donne à grandes pelletées”. Dans cette chanson, aucun mot n’est superflu ; tout ce qui est dit, est absolument indispensable ; la pensée et les sentiments procèdent d’une logique interne profonde. L’œuvre s’achève par une magnifique pointe, qui intensifie encore davantage la résonance émotive » (Dinekov [1972], pp. 349-350).
Source
Vărbanski [1910], № 251.

Traduction inédite

Mise à jour le 16 juillet 2008

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